La tempête Martin

L’ouragan Martin (28 décembre 1999) a conduit le Préfet de région délégué à la sécurité à confier aux équipes de la DFCI Aquitaine la mission de faire les premières reconnaissances, en s’appuyant sur le SIG (système d’informations géographiques) mis en place en Aquitaine.

 

La mission a été déclinée en trois temps :

  • vols de reconnaissance avec notation des dégâts en phase de diagnostic,
  • comptage des dégâts depuis les routes accessibles (ce que l’on appelle aujourd’hui du road sampling), avec les équipes du Développement forestier (Chambres d’agriculture départementales de la Gironde et des Landes, CRPF Aquitaine) et les DDAF (Direction départementale de l’agriculture et de la forêt), en utilisant GPS et SIG. Ces relevés étant ensuite analysés à la DFCI,
  • utilisation de données satellitaires fournies par l’Inventaire forestier national, à + 3 mois.

Parallèlement, les maires, les présidents de DFCI et les pompiers ont conduit l’ouverture des pistes en utilisant les atlas cartographiques dont ils étaient dotés. Ils ont également pu suivre les travaux de remise en état.

Un savoir-faire reconnu

Depuis 1996, l’Aquitaine déployait un SIG dédié à la DFCI, avec géolocalisation des pistes, points d’eau, ponts et fossés sur quatre départements. Les relevés étaient terminés et la diffusion engagée quand la tempête est survenue.

Autre atout : une expertise dans la cartographie opérationnelle, interdépartementale et interservices.

La méthode était au point et pouvait donc être déclinée dans d’autres domaines d’activités. Les pouvoirs publics ne s’y sont pas trompés.